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Camille a 41 ans.
Professeure des écoles à Saint-Brieuc, deux enfants, une vie bien remplie.
Elle mange globalement sainement — du moins, c'est ce qu'elle se dit le matin.
Sur le papier : une alimentation raisonnable.
Sauf que vers seize heures, quelque chose change.
« Un carré. Juste un. »
Vingt minutes plus tard, la moitié du paquet a disparu.
Pas parce qu'elle avait faim.
Pas parce que le chocolat était extraordinairement bon.
Mais comme si une partie d'elle avait décidé toute seule.
Les chiffres donnent le vertige.
L'OMS recommande depuis 2015 de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique total — idéalement moins de 5 %.
Recommandations OMS (2015).
https://www.who.int/publications/i/item/9789241549028
Pourtant, une grande partie de la population dépasse largement ces seuils.
C'est le paradoxe central du sucre :
L'information seule ne modifie pas durablement le comportement.
Les envies de sucre ne naissent pas dans la partie rationnelle du cerveau.
Elles émergent dans :
Et ces zones ne répondent pas à la logique.
Le sucre stimule fortement la dopamine dans le noyau accumbens.
Le cerveau enregistre alors :
« C'était agréable. Recommence. »
Les travaux d'Avena et al. (2008) montrent que des comportements proches des addictions peuvent apparaître avec le sucre.
Avena, N. M., et al. (2008).
https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2007.04.019
Avec le temps :
Johnson & Kenny (2010) ont montré une réduction des récepteurs dopaminergiques D2 après une consommation répétée d'aliments très appétissants.
Johnson, P. M., & Kenny, P. J. (2010).
https://doi.org/10.1038/nn.2519
Le cerveau devient moins sensible.
Il faut davantage de sucre pour ressentir le même effet.
La plupart des personnes ne mangent pas du sucre parce qu'elles ont faim.
Elles mangent pour :
Macht (2008) décrit précisément cette fonction émotionnelle de l'alimentation.
Macht, M. (2008).
https://doi.org/10.1016/j.appet.2007.07.002
Le sucre agit temporairement sur :
Pendant quelques minutes :
Mais le soulagement est bref.
Et le cerveau apprend :
« Quand ça va mal → mange sucré. »
Le circuit se renforce.

Je recommande systématiquement un suivi nutritionnel ou médical lorsque le contexte le nécessite.
L'hypnose ne remplace pas un accompagnement médical.
Elle agit sur :
Quand une personne me parle de sucre, je pose souvent cette question :
« Dans quelles situations l'envie apparaît-elle ? »
Et très souvent, les réponses sont :
À ce moment-là, on comprend quelque chose d'essentiel :
Ce n'est pas une question de goût.
C'est une question d'état émotionnel.
L'autocontrôle est une ressource cognitive épuisable.
Plus une journée demande :
moins il reste de ressources le soir.
Ce n'est pas un hasard si les envies arrivent souvent :
Les travaux de Daniel Wegner sur la suppression de pensées montrent un phénomène simple :
Plus on tente de ne pas penser à quelque chose, plus cette chose occupe l'esprit.
C'est exactement ce qui se passe avec les régimes très restrictifs.
Les recherches de Cryan & Dinan (2012) montrent que le microbiote influence :
Cryan, J. F., & Dinan, T. G. (2012).
https://doi.org/10.1038/nrn3346
L'axe intestin-cerveau joue un rôle majeur dans :
L'hypnose ne cherche pas à supprimer brutalement les envies.
Elle travaille sur :
Une idée importante :
Le comportement n'est pas là pour vous détruire.
À un moment donné, il a servi à quelque chose :
Le travail consiste alors à :
Les méta-analyses de :
montrent un bénéfice significatif lorsque l'hypnose est associée à des approches comportementales.
Allison, D. B., & Faith, M. S. (1996).
https://doi.org/10.1037/0022-006X.64.3.513
Kirsch, I. (1996).
https://doi.org/10.1037/0022-006X.64.3.517
Les effets semblent particulièrement intéressants sur :
L'accompagnement proposé repose sur plusieurs axes :

« Le sucre est juste une question de volonté »
→ Faux. Les mécanismes sont neurobiologiques et émotionnels.
« Le sucre naturel ne pose aucun problème »
→ Faux. Un excès de sucres libres reste problématique, même lorsqu'ils sont naturels.
« L'hypnose va me faire détester le sucre »
→ Faux. L'objectif est de modifier la relation au comportement, pas de créer un dégoût.
Le problème n'est pas forcément le sucre.
Le problème, c'est parfois tout ce qu'il essaye de calmer.
L'hypnose ne cherche pas à lutter contre vous.
Elle cherche à comprendre pourquoi une partie de vous a eu besoin de ce comportement.
Et parfois, comprendre change déjà énormément de choses.
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Yves DENIAU
Hypnothérapeute à Saint-Brieuc diplômé de l'ARCHE et membre du Syndicat National des Hypnothérapeutes (SNH)